Seabike ou palmes, le test.

Avec l’apparition du Seabike en Mars 2017, beaucoup de questions ont surgi dans le monde de la plongée. Il est vrai que rares sont les innovations qui marquent une telle rupture avec les pratiques précédentes.

Beaucoup se sont enthousiasmés pour le produit, pour ses performances, sa nouveauté et bien sûr la qualité de sa conception et fabrication.

Il est également indéniable qu’une grande curiosité fut suscitée chez certains acteurs, si bien que nombreuses furent les demandes de test émanants de bloggers et de centres de plongée.

Il est vrai que Seabike s’attaque à l’une des pièces majeures de la plongée : les palmes. Jusqu’ici les aides à la propulsion n’agissaient qu’en tant que compléments à ces dernières, or là il s’agit purement et simplement de les remplacer.

seabike standard vue 3/4 avant

La question la plus fréquemment posée concerne un sujet hautement crucial en plongée :

la consommation d’air. Répondre à celle-ci est le but de cet article.

Tout d’abord faisons l’inventaire des craintes et préjugés régulièrement exprimés laissant craindre une augmentation de la consommation :

  1. Avec les pédales on va consommer plus, c’est sûr…
  2. Le Seabike ça va nous freiner dans l’eau…
  3. Vu la taille du pédalier on doit être à fond tout le temps…
  4. Ca marchera jamais…

 

Réponses point par point :

1. Pédalage contre palmage

Le pédalage fait appel à un groupe musculaire différent de celui mis en oeuvre lors du palmage, ces muscles sont ceux qui sont sollicités naturellement lors de la marche, de la course et bien sûr le vélo. Ils sont les plus développés du corps humain et donc les plus puissants, utilisés 24/7 ils sont de ce simple fait les plus efficaces en termes de rendement. Leur sollicitation avec Seabike est donc un gage d’efficience certain par rapport au palmage, le gain en rendement est d’environ 30%. Les qualités hydro-dynamique de l’hélice par rapport à la palme faisant le reste.

2. Traînée supplémentaire

Le seabike étant un objet qui se rajoute à l’ensemble plongeur/bouteille pourrait augmenter le maître couple global. Heureusement du fait de son design celui-ci épouse complètement le corps du plongeur et disparaît dans la projection horizontale de l’ensemble si ce n’est celle de la lame anti-couple à l’avant. Vous aurez remarqué l’aspect fuselé du Seabike de la pointe avant jusqu’à celle de l’arrière, ce n’est évidemment pas un hasard. Tout a été pensé pour des performances optimales. En conclusion pas de traînée supplémentaire engendrée par Seabike, au contraire le maître couple des palmes en action est de loin supérieur à celui du pédalage Seabike.

3. Pédalage effréné dû à la taille des pédales

Cette question là est la plus drôle car elle ramène à l’enfance. On se souvient tous de nos premiers tricycles rouges à benne avec ses pédales minuscules. Nous avons tous vu aussi nos enfants pédaler comme des fous sur leurs répliques d’harley davidson le lendemain de Noël dans la maison des grands parents. Le pédalier du Seabike est court dans le but de ne pas augmenter le maître couple des pieds et genoux et ainsi perdre une partie du rendement global. Avec le Seabike pas besoin de pédaler vite pour avancer (démultiplication=3,7), au contraire une rotation souple et tranquille sera bien plus efficace, et tout simplement la viscosité et l’incompressibilité de l’eau ne permettent pas de pédaler à toute vitesse.

4. Produit nouveau…

Seabike est complètement innovant c’est un fait. Seabike est bien conçu, bien dessiné, bien fabriqué et cela se voit, échanger avec son ingénieur de créateur est éclairant. Le produit fini est l’aboutissement d’années de recherche et de tests, les détails parlent d’eux mêmes, ceux qui l’ont eu entre les mains vous le diront. Seabike est très performant, économe en oxygène, ergonomique et fiable car très simple de conception. 

vue éclatée du seabike

 

UN PEU DE TECHNIQUE MAINTENANT :  Combien consomme-t’on air avec SEABIKE ?

Pour mémoire dans une utilisation proche de la réalité les données usine sont les suivantes:

Profondeur 11 m, Vitesse 1,5m/s RMV=21 L/min, SAC= 44 L/min où RMV signifie Respiratory Minute Volume et  SAC,  Surface Air Consumption.

Nous avons réalisé donc une expérimentation grandeur nature avec pour but de comparer les consommations d’air engendrées par l’usage des palmes et de Seabike dans des conditions identiques.

Les résultats sont spectaculaires, les images édifiantes, pour faire court disons que le rapport est du simple au double. Avec Seabike on va deux fois plus vite ou on consomme deux fois moins.

Deux tests ont été réalisés en piscine, le premier à vitesse égale (0,52 m/s) et le second dans un but de recherche de vitesse max.

A chaque fois Seabike est loin devant en surpassant allègrement les palmes classiques.

CONDITIONS DE L’ESSAI à vitesse égale : Profondeur 4,3 m, vitesse 0,52 m/s, Distance 500 m

SEABIKE : 19,8 L/min     PALMES : 40 L/min

 

Voici les graphiques profondeur/conso :

The Respiratory Minute Volume of seabike

 

Respiratory Minute Volume using fins

 

Pour le deuxième test, pas de chiffrages, les images parlent d’elles-même. Tout cela en images maintenant.

 

En conclusion, Seabike confirme de façon éclatante son efficacité en multipliant par deux les performances classiques de l’usage des palmes,CQFD. Plus vite, plus loin, plus facilement, c’est tout cela Seabike.

Olivier de big toys on board

Play it big, pack it small.

Leave a Reply